NTM, Joey Starr et Kool Shen dans Musikiosk

NTM, Joey Starr et Kool Shen dans Musikiosk
Cette semaine, Musikiosk est dédié à NTM. Maintenant séparé, le groupe de Joey Starr et de Kool Shen a eu son heure de gloire dans la scène Hip-Hop française. Aujourd'hui cela fait quasiment 10 ans que le duo infernal ne fait plus de disque. Joey Starr sévit maintenant au sein de BOSS une structure de label qui a déjà sorti quelques albums. Il oeuvre également en solo. En 2006, sortait d'ailleurs son premier album solo, Gare au Jaguar. Kool Shen, de son côté, a lui aussi monté un label, IV My People et après s'être consacré à des projets de production pendant quelques années, on murmure son retour sur le devant de la scène pour 2008 ! Voici le parcours de NTM en vidéo

clic sur le lien
http://www.zdar.net/music/musikiosk-cnet-tv/ntm-joey-starr-et-kool-shen-dans-musikiosk.html[/c]
# Posté le vendredi 01 février 2008 21:23

NTM nique encore

NTM nique encore
Le groupe rap de JoeyStarr et Kool Shen, en veilleuse depuis huit ans, a marqué la France musicale et sociale de son esprit et de ses textes toujours d'actualité. Sortie d'un best of

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Ils n'y peuvent rien, mais c'est comme ça. A chaque fois, que les rappeurs de NTM sortent un disque, il se télescope avec l'actualité sociale. Lundi, leur maison de disques sortait un best of de leurs vingt ans de carrière, et à Villiers-le-Bel, policiers et jeunes adultes s'affrontaient violemment dans la rue. Le refrain de Plus jamais ça (1995) a aujourd'hui un goût bien amer : «Mais on est tous las de ce retour au même schéma.» Fin 1990, quand NTM publie son premier CD trois titres le Monde de demain, des émeutes éclatent à Vaulx-en-Velin. Les deux rappeurs de NTM, JoeyStarr et Kool Shen, soit Didier Morville d'origine antillaise et Bruno Lopes de parents portugais, deviennent malgré eux ou parfois avec leur concours, les haut-parleurs de la banlieue. Ce groupe de rap a marqué le paysage musical, médiatique et social de la France. Kool Shen et JoeyStarr (qui ne se parlent plus depuis huit ans), leurs managers, Franck Chevalier et Sébastien Farran, Michel Denisot qui a été le premier à les inviter sur un plateau de télé, et Kay One, compagnon de route et graffiti-artiste de la première heure racontent ce que NTM a apporté, ce que le groupe avait de si emblématique et ce qu'il reste de ses quatre albums et centaines de concerts.

Un contexte

«Fin des années 80, il y a deux blacks dans le paysage audiovisuel français : Sydney, présentateur télé, et la chanteuse Bibie», se rappelle Sébastien Farran. A l'époque, c'est le début du rock alternatif, avec les Béruriers noirs, la Mano Negra. Farran, «petit bourge» du VIIe arrondissement, n'accroche pas aux nouveaux rockers : «Ils ne faisaient pas classe. Ce qu'on aimait dans le rap, c'est le côté américain, grosses baskets. L'alternatif, c'était l'opposé des Américains, c'était des Soviétiques...» Franck Chevalier, qui travaille aujourd'hui à Los Angeles, garde aussi un souvenir vieillot de son pays natal : «La France s'était endormie sur son passé culturel, le punk venait d'Angleterre. Il y avait bien eu Brassens, Brel, Ferré et puis rien à part Trust qui avait écrit Antisocial. Les NTM, c'était un coup de poing dans le monde musical français. Certes, le rap venait des Etats-Unis, mais dans les textes, il y avait déjà une conscience de ce qui devait changer. Ils avaient leur identité et ne s'en excusaient surtout pas. Ce qui nous plaisait chez NTM, c'est qu'ils couvraient une culture complète : nouvelle danse, nouvelle expression avec le tag, nouvelles fringues, des goûts différents en bagnole, en filles. Ils avaient des posse [bandes, ndlr] sans préjugés : des renois, des rebeus, des feujs, des Polonais, des bons Marcel, français de souche.»

Une équipe

Les Suprême NTM (comme ils s'appellent au début) sont issus d'un collectif, les 93 NTM, comprenant des graffiti-artistes (93 MC), des danseurs et le DJ «S» (Franck Loyer). Avant d'être dans les médias et les bacs de disques, c'est par la rue qu'ils touchent le grand public grâce à leur équipe de tagueurs, dont JoeyStarr et Kool Shen font partie. Ils taguent leur nom, NTM, Nique ta mère sur tous les murs de Paris et partout dans le métro : «C'était la première campagne de publicité sauvage et gratuite, se rappelle Kay One. Mode 2 et Kea leur ont dessiné le plus beau logo du rap français. La culture graffiti de Joey et de Shen faisait qu'ils savaient ce qui tapait dans l'½il.»

Mais la force de frappe de NTM va venir de l'association entre cette culture banlieue et le monde parisien du show-biz. JoeyStarr, mis à la porte de chez son père à 17 ans, dort à Paris, parfois dans la rue, parfois hébergé par de bonnes âmes dont la styliste GigiLepage qui l'emploie comme coursier. C'est comme ça qu'il rencontre les photographes Jean-Baptiste Mondino qui prend la photo de leur premier album, Stéphane Sednaoui, réalisateur de leurs clips et Franck Chevalier, jeune attaché de presse de Jean Paul Gaultier qui vient d'épouser la chanteuse allemande punk, Nina Hagen. Chevalier est séduit par JoeyStarr qui lui demande d'être son manager : «Il avait un charisme incroyable, un mec vif, intelligent mais bourré de défauts. C'était le mal nécessaire qui faisait du bien.»

Sébastien Farran, fils de deux journalistes et petit-fils du fondateur de RTL, confirme : «Avec sa gueule, plus terrifiante que celle du tueur en série de l'époque, Thierry Paulin, ce mec effrayait le peuple, mais dès qu'il arrivait dans une sphere fashion, il plaisait énormément.» Kool Shen, lui, tempère par sa discrétion. Journaliste à Canal +, Michel Denisot se rappelle leurs deux premiers passages à la télé, l'un avec Nina Hagen en 1990, puis un Zénith à moi entier en mai 1991 : «Joey jouait sur l'agression pour cacher sa timidité. Kool Shen gardait plus son sang-froid, avait un discours plus formaté. Mais ils se rejoignaient sur le fond et ne faisaient aucun compromis.»

Une attitude

C'est ce qui distingue NTM de tous les autres : «Ce sont les Sex Pistols de chez nous, théorise Kay One. La vérité, c'est que IAM à Marseille avait commencé à faire du rap bien avant nous. Mais ils n'avaient pas l'attitude et le nom des NTM. Ils se seraient appelés Baise ton père ou Kidnappe ta mère, ils auraient été signés avant nous. Avant que la maison de disques Epic signe Joey et Shen, le rap n'intéressait personne.» Leur franc-parler secoue les plateaux télé : «JoeyStarr, se souvient Farran, c'est quand même lui qui dit à Michèle Alliot-Marie :“T'en as pas marre de rigoler avec ton bridge ?” quand elle tenait un discours innommable sur la banlieue il y a quinze ans de ça.» JoeyStarr se rappelle que «le premier truc écrit sur [eux] disait que la banlieue existait aussi à Versailles», un papier qui les met «tout de suite sur la défensive» : «On avait l'impression d'être des bêtes curieuses et d'avoir affaire à des gens qui prenaient le train en marche. On devait aussi, sans s'en rendre compte, avoir l'air très pédant à leurs yeux, ce qui les faisait réagir comme ça.»

Un discours

Mais sans leurs textes, l'énergie avec laquelle ils les défendent sur scène et dans les interviews, NTM n'aurait jamais percé. C'est leur discours qui séduit au-delà de la banlieue parisienne. «La première fois que j'ai écouté NTM, se souvient Sébastien Farran, ils chantaient Blanc et Noir et le refrain disait : “La différence ne se voit que dans les yeux des bâtards.” C'était la claque que j'attendais : enfin un groupe qui a une dimension autre que musicale. En plus, tous les petits bourges comme moi se sentaient enfin rassurés. Tout le monde nous disait que les mecs en banlieue n'aimaient pas les Blancs et on les entend chanter Blanc et Noir. JoeyStarr mettait ça constamment en avant : “Les mecs racistes sont des abrutis.” De la part d'un Noir, ça avait encore plus de valeur.»

Michel Denisot voit en NTM «une lucarne sur la banlieue» : «Ils nous faisaient rattraper tout le retard qu'on avait accumulé. Les NTM étaient fédérateurs avec un discours qui n'était absolument pas consensuel. Ils permettaient à des gens venus d'autres univers de s'affranchir. Pour moi, ils sont dans la lignée de Coluche dans leur manière d'apostropher la société française.» JoeyStarr et Kool Shen, eux, se défendent toujours d'une quelconque démarche politique ou volonté d'infléchir la problématique de la ville : «Notre discours est né en écrivant, dans les interviews, en réfléchissant à des questions qu'on nous avait posées. On n'est pas monté sur scène avec une vocation révolutionnaire ou celle d'acteurs sociaux. Ça a été un gros malentendu dès le départ avec la presse et le public rock. On ne voulait pas faire la révolution, on voulait fumer du shit, avoir de belles baskets, gagner un peu de pépettes et être dans la musique. On avait quand même quelques trucs à dire parce qu'on collait à une certaine urgence. Et cette dernière faisait qu'on ne parlait pas le français tout en nuances. On s'appelait Nique ta mère et on avait envie de taper du poing sur la table. Notre plus grande déception vient de là, d'ailleurs, qu'on nous prenne pour des provocateurs et rien de plus. Et puis qu'on vienne nous chercher dix ans après parce que ça brûle : “Vous l'aviez dit.” Bah oui, mais quand on vous l'a dit, vous n'en aviez rien à foutre. Vous nous regardiez de haut, l'air de dire : “Mais ils vont nous expliquer la vie, eux ?” Nous, on savait de quoi on parlait, on venait de là, du zoo.»

Ce qu'il reste des NTM

Sébastien Farran : «JoeyStarr a laissé beaucoup d'empreintes dans différents commissariats de Paris, plaisante-t-il. Sérieusement, un esprit contestataire accessible. Noir Désir a aussi ce rôle mais il faut avoir lu vingt bouquins pour les comprendre. NTM, c'est clair, net et précis. Ils ont mis la barre très haut pour les autres groupes. On est neuf ans après leur dernier concert et personne ne leur arrive à la cheville. Il y a juste Diam's qui se bat bien. Aujourd'hui, ils laissent un mouvement qui représente des centaines de millions d'euros par an. Dans les maisons de disques, il y a des mecs qui ne s'occupent que du rap. Il y a des mômes qui se sont trouvé des métiers grâce à ça, qui se sont construit des vies grâce à cette culture. Les NTM font partie des bâtisseurs. Sans eux, le rap français n'y serait pas arrivé. Les autres groupes n'osaient pas assez.»

Pour Michel Denisot, ils sont la locomotive d'un long convoi, mais «sur les mille invités [qu'il] reçoit tous les ans dans [son] émission, il n'en connaît que deux qui interpellent encore la société française : Olivier Besancenot et JoeyStarr. Ce n'est pas un hasard s'ils sont amis».

JoeyStarr est bien plus sceptique : «Quand je vois ce qui se passe aujourd'hui, j'ai pas l'impression d'avoir laissé grand-chose. On a apporté une crédibilité au rap, mais on n'était pas les seuls, IAM aussi. J'ai par moments l'impression d'avoir perdu mon temps, ce n'est plus de la déception, c'est bien pire. On a essayé d'installer un truc sans se l'approprier, pour prouver que le hip-hop est une discipline, que ça amène à une réflexion et à une exigence. Aujourd'hui, j'ai peur d'avoir créé des monstres qui au lieu de vendre du shit font de la musique pensant que ça leur rapportera plus. Il n'y a que l'artifice qui est resté, que l'image violente.»

Pour Kay One, il en reste deux chiffres : le 9-3. «Aujourd'hui, même les médias et les politiques appellent la Seine-Saint-Denis comme ça.» Seul Kool Shen, qui se consacre à l'éducation de son petit garçon de 4 ans, reste positif : «On a été les premiers banlieusards à avoir une tribune. On n'a pas été exemplaires dans la démarche mais on a pu être un exemple. Je sais que je me sentais fier quand je voyais un mec comme moi, qui venait de la même condition, réussir. On a amené plus de diversité dans le paysage audiovisuel. Musicalement, on a inventé le punk dans le rap, et sur scène on a transpiré. Je n'ai pas de désillusions, mais j'aurai préféré que l'on finisse tous ensemble. On aurait pu faire mieux : le Stade de France en concert, un cinquième et meilleur album... Mais c'est déjà trop de bonheur pour un seul homme. La vie est dure, et pour nous, elle ne l'a pas été.»
# Posté le vendredi 01 février 2008 19:50

kool shen Ca sent la fin !

kool shen  Ca sent la fin !
..c'est super fort!). Deuxième et dernier point, on sent que Kool Shen approche de la retraite au niveau interprétation, il n'a rien perdu de sa verve certe mais ses textes sentent pas l'enthousiasme (sauf pour "Two shoot for my people"), on a franchement l'impression que Shen cheche un fils spirituel sans vraiment l'avouer. Mais l'ensemble reste d'une qualité exeptionnelle pour un album de rap français, bien au dessus de tout ce qu'on nous balance ..
# Posté le mardi 29 janvier 2008 13:09

Avantages: LE plaisir de retrouver cet artiste hors du commun.

Avantages: LE plaisir de retrouver cet artiste hors du commun.
Inconvénients: Moins percutant qu'avec NTM.

...par l'album Authentik. Ce dernier est rapidement disque d'or, une cinglante déconvenue pour leurs nombreux détracteurs. S'ensuivront J'appuie sur la gâchette, Paris sous les bombes et NTM, qui sont autant d'albums ayant marqué durablement l'histoire de la rime hexagonale et même au-delà, autant d'albums ayant conquis les platines de centaines de milliers de personnes, autant d'albums ayant tracé une ½uvre cohérente tout en restant intègre. Une ½uvre ...
# Posté le mardi 29 janvier 2008 13:07

Dernier Round - Kool Shen

*S O N P A R C O U R *

Kool Shen fait ses débuts au sein du groupe NTM. Joey Starr et Kool Shen rappent ensemble sous le nom de Nique Ta Mère.
En 1989, Dee Nasty, qui présente une émission sur Radio Nova, les invite pour un free-style en direct à l'antenne.
Tout commence, après un premier essai, NTM balance Paris Sous Les Bombes leur plus bel album.
Le 14 juillet, ils participent au Concert des Libertés et proteste contre la victoire du Front National à Toulon : l'origine de l'affaire NTM.
Il serons condamnés à 6 mois de prison avec sursis, dont 3 mois ferme, avec interdiction d'exercer la profession de chanteur de variétés pendant 6 mois pour propos outrageants envers les forces de l'ordre.
Alors que les ventes de Paris Sous Les Bombes approchent les 400 000 exemplaires, NTM sort son 4ème album Suprême NTM.
Carton immédia. A la fin 99, Kool Shen crée son propre label IV My People.
Kool Shen promotionne ses artistes : Zoxea, Toy, Salif ou Lord Kossity.
Le 25 avril 2000, Certifié Conforme, le premier album du collectif sort dans les bacs. IV My People Zone, suit l'année d'après tandis que Kool Shen lance enfin son propre album solo début 2004. Il s'intitule Dernier Round. Fin 2004, le rappeur annonce son envie de se retirer de la scène.
Il livre un dernier album/DVD en avril 2005 en collaboration avec Rohff et Dadoo.
Intitulé L'Avenir est à nous cette ultime disque reprend des singles, des titres en live, certains de ses clips ainsi qu'un morceau inédit.

*S E S T I T R E S sur son album dernier round en live*_
--- Faut qu'ca bounce ---

--- On a enfoncé des portes ---
--- Two shouts IV my people ---

--- Qui suis-je ? ---
--- 93 Style/ Quand j'prends l'mic ---

--- On est bien nulle part ---
--- That's my people ---

--- C'est mal barré ---
--- On est encore là ---

--- Show Dj ---
--- L'avenir est à nous ---

--- Pass pass le oinj/ Qu'est-ce qu'on attend ? ---
--- 9.3 ---

--- Oeuil pour oeuil ---
--- Un ange dans le ciel ---

--- Le retour du babtou ---
--- Y suffit d'un rien ---

--- IV my people ---
--- Seine Daint-Denis style ---

--- Freestyle (tout le monde la main en l'air)---

_*L'avenir est a nous *
[Kool Shen]:
A l'époque ils trouvaient tous qu'on manquait d'envergure
Que l'rap c'était pas d'la zik qu'on ramènerait pas d'air pur
Mais moi, j'voulais faire pire créer un truc hyper dur
M'installer vingt piges et fabriquer un son qui perdure
T'as pris perpét l'avenir est à nous
Même si la route fut pas perfect
Ca fait du taf tout ça mais bout à bout
Juste un petit goutte à goutte une l'infiltration
Devenue fleuve aujourd'hui, tant
Vas y fous le titre à fond
Que j'parte ta tête haute les bras en l'air
faut que les tetes saute comme les mines, les branleurs
la merde qu'ya dans l'air
Qu'on fringue ça dans l'heure
Qu'on l'fasse en choeur
Juste avec des micros, un clavier et un sampler
T'as capté le délire
L'avenir est à vous
Y a pas cas y a pas si y a pas de ça y a pas de cas où ça passe pas
Non c'est sur c'est, rap sur écran plasma
Beat fat crime lourd, d'une grosse basse et basta!

{Refrain:}
C'est vrai qu'ça tourne, l'avenir est à nous
Qu'il soit plus question d'parler d'musique taboo
Ca tue, partout
Dans les boites comme dans les halls
J'amène du rêve pour les mômes
Et du gros son pour les gros
[Rohff]:
2005 tapes en 5 j'fais zizir à t'es zinc
Tu flippes comme le Z 5 moi j'rest simple et j'dizinc
J'ai tellement d'ambition qu'l'avenir me craint
J'ai déraillé le train train
J'ai plus de vices qu'un train
J'ai payé le temps à mon horloge j'reçois des éloges dans ma loge
J'pèse la réussite avec un schlass à la gorge
J'vends bien comme à Gégen
J'suis Séchelles j'les gèle j'les gèle j'les saigne comme un russe par une tchètchène
Ma métaphore est scénique
J'suis en guène dans mon Scénic, présence scénique
Comme le soleil j'brille au zénith
J'brule les élites
J'leur fait d'l'ombre donc ils maronnent
Quand j'rappe ils tirent une tête comme si j'avais fourailler leurs daronnes
Tout c'que j'sais faire
Je dois faire faut s'y faire
J'arrêterai quand l'bonheur me rendra tout ce que j'ai souffert
Le rap mon affaire
le bolide fait du scoop
T'inquiète c'est le crew
Mon flow c'est le scoop
J'porte la rue comme une coupe

{Refrain:}
C'est vrai qu'ça tourne
L'avenir est à nous
Qu'il soit plus question d'parler d'musique taboo

*On a enfoncé les portes *
On a enfoncé des portes
On a fait vibrer les blocs
Du Nickomouk jusqu'à
IV my peeps

On était venus pour blesser notre froc pour pas l'baisser
Rempli d'lyrics brutes lâchées sur MPC
L'but était d'baiser un système biaisé
Plus m'taire et laisser faire mais plutôt transformer l'essai, hein
On l'a tenu la baraque le con d'ta race
Heureusement qu'on l'a tenu l'guidon bidon
Sinon on en serait peut-être tous réduits au silence
Si on avait pas distillé ça et là d'lyrics aussi denses
Combien d'radios cramées combien d'scènes fumées
D'villes ont brûlé parce qu'on l'avait programmé
J'plaide pas l'parcours parfait mais j'miserais même encore sur nous si tout était à refaire
Parce qu'on me tient pas par les couilles moi
Mon hip-hop j'lai fait tête baissée à l'écart des gouilles-ma
Seul ou sous escorte qu'on soit unis ou pas peu importe
Malgré les merdes moi et Joey on a enfoncé des portes
{Refrain: x2}
On a enfoncé des portes
Malgré les merdes de l'époque
Malgré les blocs et les stocks
On a fait vibrer les blocs
Du Nickomouk jusqu'à
IV my peeps
Les portes explosent, t'entends pas?

Allez vas-y parle, crache ta haine
Vas-y jacte contre tes paroles de pute
De toute façon moi j'ai choisi l'acte vas-y
Dis qu'j'ai plus d'flows plus d'vibes et plus d'sous
Dis leur qu'j'suis trop vieux qu'j'me défonce et puis qu'j'tiens plus debout
Que j'fait d'la R&B que j'mélange l'art et l'biz
Que j'cherche un peu partout d'jeunes banlieusards et qu'j'mise sur eux pour mieux les car-na j'ai pas un bon karma
Allez, fais toi plaisir vas-y parle mal
Envoie les scoops que j't'envoie les skeuds
Envoie tes pits et tes troupes pendant qu'j'fabrique les skeuds
Parle de moi au passé caché derrière Internet
Dis-leur qu'j'suis dépassé qu'j'respire galère qu'a l'air check p'tite pute!
Tu veux la guerre c'est ça t'es fada sans bouger
J'lève le bras j'te fais l'intifada c'est gratuit pour toi, c'est cadeau
Comme les portes qu'on a enfoncées alors qu'tu pensais encore qu'fallait les poncer
{au Refrain, x2}

Malheureusement j'ai pas rangé ma haine
Peut-être par instinct afin d'sortir entier d'l'arène
J'dis pas qu'par instant mec faut pas qu'y ait day off
Mais c'est la vie qui t'rappelle qu'chaque jour c'est les play off
Alors j'rappe et puisque j'sais qu'faire ça
Avant qu'la mort m'frappe ouais j'serais présent
Avant qu'la porte s'claque ouais t'inquiète j'ferai plaisir
C'est ma vie c'est ma zik le rap c'est magique
IV my peeps c'est ma clique d'entrée on frappe et ça gicle
Worldwide on en rêve tous passer les frontières par la musique on l'espère tous
Donc on s'perd pas toujours conscient qu'derrière les frères poussent
On désespère pas en attendant que l'herbe repousse
C'est pour ça qu'j'persiste tente d'sortir des trucs purs produit mon album sur ma structure
Présent dans l'passé j'le serai dans le futur
Prêt à défoncer des portes avec au coeur 200 points de suture
{Refrain, x2}
Ca tue, partout
Dans les boites comme dans les halls
J'amène du rêve pour les mômes
Et du gros son pour les gros

[Dadoo][(Kool Shen)]:
Quelle chance, quelle chance
Quelle chance d'habiter la France
(Dommage que tant d'rappeurs fassent preuve d'incompétence)
Dans l'ambiance générale mon flow s'installe normal
Dans mon quartier K-Maro devient un acte trop banal
Alors, c'est dans l'respect que je prends le relais,
Les drapeaux de ma ville sur le rap français
J'ai les sourcils froncés
Je viens pour défoncer les portes renforcées après s'être défoncé
Un nouveau track lancé
Le dance floor craque sous l'effet rap lourd et c'est le crack boursier
J'donne pour le sud dans ma lancée
Donne moi ou cave mets toi à balancer
Dans c'rap rincé, rien à prouver tout à trouver
J'remets les gants après le KO trempé
Yeah! C'est un peu comme le tsunami
La première vague partie de la seconde on s'méfie!
{Refrain: x3}
C'est vrai que ça tourne, l'avenir est à nous
Qu'il soit plus question d'parler d'musique taboo
Ca tue, partout
Dans les boites comme dans les halls
J'amène du rêve pour les mômes
Et du gros son pour les gros


*>Bilan perso<*
Même s'il desside d'areté le rap il restera dans mon coeur et je ne suis pas la seul. Un rappeur trop longtemps resté dans l'ombre et artiste genial
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Textes Excellents
# Posté le mardi 29 janvier 2008 12:56